Ep. 46 – Mes vacances 🌴
Three weeks away, a cold to show for it, and ten years since she last set foot in China. Aurélie on Beijing revisited, steamed buns, sites packed like sardines — and the Chinese she could still understand but could no longer speak.
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Bonjour tout le monde, bienvenue dans ce 46e épisode. Je suis très contente de vous retrouver, parce qu'en réalité, ces trois dernières semaines, eh bien en fait je n'étais pas là. Je suis partie en vacances de début septembre jusqu'à fin septembre, et comme tu peux l'entendre, je suis tombée aussi un petit peu malade. Donc je m'excuse d'avance pour cette voix enrhumée. Dans cet épisode, je vais donc te parler de mes vacances : où je suis allée, pourquoi, qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que j'ai aimé, qu'est-ce que je n'ai pas aimé, etc. C'est parti !
Je suis partie en Chine, parce que pour ceux qui me connaissent, vous savez que j'ai habité en Chine, j'ai étudié très longtemps le chinois, et ça faisait longtemps que je voulais y retourner, parce que ça faisait dix ans que je n'y avais pas remis les pieds. J'avais vraiment très envie de retrouver mon Pékin, retrouver les petites villes, la nourriture, pouvoir repratiquer mon chinois.
Donc j'y suis allée à peu près deux semaines et demie avec mon copain. On a visité une bonne partie du nord de la Chine. On a utilisé surtout les transports en commun pour se déplacer, parce que conduire en Chine, ça aurait été compliqué. Donc on a pris beaucoup de fois le train, le TGV chinois, pour aller de ville en ville. C'était vraiment un voyage magnifique.
La Chine a beaucoup changé en dix ans. Je trouve qu'il y a des choses positives et des choses un peu négatives, mais dans la globalité, j'ai pas mal aimé ce voyage. Même si au final, je regrette d'avoir fait les zones touristiques, les sites touristiques les plus connus, parce que c'était bondé de monde. Et vraiment, c'est quelque chose qu'on ne connaît pas trop en Europe, parce qu'en général, nos lieux sont plus petits, donc l'accueil des visiteurs est aussi plus limité. En Chine, comme souvent, tous les sites sont gigantesques, il y a un nombre de visiteurs hallucinant, et quand il faut se retrouver dans une petite salle qui ne peut pas accueillir, je ne sais pas, deux mille personnes, on se retrouve tous serrés comme des sardines à essayer d'avancer. Ça, c'était un peu le côté négatif, je trouve : c'est que la Chine est devenue beaucoup trop touristique. Vraiment, si j'avais su, j'aurais peut-être pas été dans les lieux les plus connus, j'aurais peut-être visé des villes plus petites, avec des temples, des choses un peu moins connues.
J'ai été très contente de retrouver toutes les petites nourritures que j'aimais bien manger là-bas et qu'on ne peut pas trouver en France, comme les baozi. Ce sont des pains vapeur qui sont garnis de viande, de légumes, et qui peuvent même être sucrés. Dans le nord, on retrouve aussi beaucoup de pâtes, et beaucoup de pâtes avec des bouillons, un peu comme des ramen. C'est pas tout à fait la même chose en France et en Chine, parce qu'on n'utilise pas les mêmes bases pour cuisiner. Donc j'ai été contente de retrouver les goûts de là-bas.
J'ai pu également me ramener pas mal de souvenirs, même si j'ai été limitée en termes de poids et en termes de valises, parce que je ne pouvais pas ramener tout ce que je voulais. Mais je me suis fait plaisir : je me suis acheté des petites tenues chinoises, j'ai acheté des souvenirs pour ma famille, et plein de petits objets pour décorer la maison.
Ce qui m'a aussi fait très plaisir, c'est que j'ai pu repratiquer mon chinois. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas été autant en contact avec la langue chinoise, donc ça m'a fait plaisir de voir que je comprends encore le chinois. Mais j'étais un peu déçue de moi-même de voir que je n'étais plus aussi capable de parler : comme ça fait des années que je ne pratique pas, j'ai été bloquée souvent. Parfois il y avait des mots qui me manquaient, parfois je ne savais plus comment faire les phrases. Donc c'est pour ça qu'on dit qu'il faut pratiquer, continuer à pratiquer — parce que dès qu'on arrête de parler une langue, eh bien on oublie tout. C'est ce qui m'est arrivé.
Donc j'ai pris la décision de me remettre sérieusement au chinois : de vraiment recommencer à regarder des séries, lire des livres, prendre des notes, écrire, parler, pour que la prochaine fois, si je retourne en Chine, je sois vraiment le plus à l'aise possible, et que cette situation où j'essaie d'expliquer quelque chose et je n'y arrive pas, eh bien, ça ne se reproduise pas.
Voilà, donc les vacances sont finies pour moi. Je vais recommencer à créer de nouveaux épisodes de podcast, continuer à publier mes newsletters, et bien sûr je vais continuer à perfectionner le site internet, continuer à y mettre de nouvelles choses. Donc je te recommande de toujours regarder un petit peu les nouveaux exercices, s'il y a de nouvelles fonctionnalités — parce que voilà, ce site il est fait pour vous, pour que vous puissiez pratiquer, et que vous ne fassiez pas comme moi, que vous oubliiez votre français.
Cet épisode est terminé, je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. À bientôt !
Key Vocabulary
- enrhumé(e) (adj.) — qui a attrapé un rhume — nez bouché, gorge prise, voix changée — with a cold, bunged up
Ex. : Je m'excuse d'avance pour cette voix enrhumée. - hallucinant(e) (adj.) — familier : tellement impressionnant qu'on a du mal à y croire. S'emploie en bien comme en mal — mind-blowing, unbelievable (informal)
Ex. : Il y a un nombre de visiteurs hallucinant sur les sites chinois. - un souvenir (n. m.) — l'objet qu'on rapporte d'un voyage — et aussi, selon le contexte, le fait de se rappeler quelque chose — a souvenir (and also: a memory)
Ex. : J'ai acheté des souvenirs pour ma famille. - se remettre à (v. pron.) — recommencer une activité qu'on avait abandonnée — to take something up again
Ex. : J'ai pris la décision de me remettre sérieusement au chinois. - un bouillon (n. m.) — le liquide parfumé dans lequel on sert des pâtes ou des légumes — a broth
Ex. : Dans le nord, on mange beaucoup de pâtes avec des bouillons.
Expression of the Day
🗣️ serrés comme des sardines — tellement les uns contre les autres qu’on ne peut plus bouger — comme des sardines dans leur boîte. S’emploie pour le métro, un concert, un ascenseur
Example : On se retrouve tous serrés comme des sardines à essayer d’avancer.
📌 “packed like sardines” — so tightly pressed together that nobody can move